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Les études réalisées par Bayt.com se suivent et ne se ressemblent pas. Après celle relative aux heures supplémentaires et leur perception, aussi bien de la part des salariés que des employeurs, le site du recrutement en ligne récidive avec une étude sur la mobilité internationale.
Celle-ci a touché quelque 5.706 employés dans 12 pays. Chez nous, l'étude fait ressortir que 77,7% des salariés marocains sont prêts à partir faire carrière à l'étranger, contre 22,2% seulement qui ne sont pas tentés par l'idée. Le chiffre est énorme, certes, mais ce sont les Egyptiens qui trônent en haut de la pyramide, avec 89.3% désireux de faire carrière sous d'autres cieux, suivis de près par les Jordaniens (87.6%).
Parmi les adeptes de l'expatriation à caractère professionnel au Maroc, près de 60% se disent prêts à faire carrière à l'étranger, les autres n'envisageant cette option qu'en fonction de l'attractivité du poste à pourvoir. Le sondage a également révélé que la majorité des personnes favorables à l'expatriation sont plutôt célibataires, ou avec peu de contraintes familiales. C'est le cas également pour les personnes en début de carrière. « La mobilité internationale fait désormais partie du paysage. Aujourd'hui, personne n'échappe à la mondialisation. Pour les chercheurs d'emploi comme pour ceux qui sont déjà sur le marché du travail, ce changement peut donner à leur carrière une dimension qu'elle n'aurait jamais prise sur le sol national», indique un communiqué de Bayt.com.
En effet, dans le cadre de la globalisation du marché de l'emploi, les employés envisagent plus facilement qu'auparavant d'aller travailler à l'étranger. L'ouverture du parcours à l'international permet aux cadres d'enrichir leurs expériences par la découverte d'autres cultures. Cependant, il est important de bien évaluer ses opportunités et de peser le pour et le contre avant de franchir le pas vers cette grande aventure.
«Nul ne peut nier que l'économie marocaine est en plein essor. Le marché de l'emploi a de plus en plus besoin des compétences marocaines et Bayt.com s'est installé au Maroc pour aider les Marocains à trouver de l'emploi dans leur pays, c'est-à-dire retenir ceux qui sont déjà chez eux et attirer ceux qui sont ailleurs. Notre pays a besoin de ses propres compétences pour se développer », souligne Houda Farrahe, Country Manager de Bayt.com au Maroc. Par ailleurs, voici quelques éléments de réponses présentés par Bayt.com sur les raisons pour lesquelles certains Marocains sont prêts à passer la frontière en quête de travail : - Valoriser son CV : la mobilité internationale peut être très utile dans la mesure où un cadre cherche à accélérer sa carrière. En effet, nombreux sont ceux qui pensent qu'une expérience professionnelle à l'étranger multiplie les chances de progression. Côté employeurs, 70,6% se disent prêts à recruter des salariés disposant d'une expérience professionnelle à l'étranger.
- Apprendre et découvrir d'autres cultures : travailler à l'étranger est un moyen efficace de rencontrer et d'apprendre au contact des autres. C'est aussi une excellente clé pour mieux connaître les mentalités d'un pays. Le contexte de mondialisation y est d'ailleurs de plus en plus favorable. D'autres encore préfèrent partir à l'aventure ou pour relever des défis personnels et professionnels. - Améliorer sa situation matérielle : ceci se rapporte principalement à l'amélioration des conditions de vie : plus d'autonomie, plus de responsabilités, plus de compétences. L'attrait de conditions de vie meilleures est un point important que nos cadres considèrent avant de passer la frontière.
Parallèlement à ces bonnes raisons qui entraînent souvent les meilleurs éléments à faire le choix d'une expérience à l'étranger, l'expatriation n'est pas un choix anodin et non sans inconvénients. Complexité des procédures administratives : dans certains cas, partir à l'étranger peut ne pas être une affaire simple, vu notamment les difficultés à trouver des
passerelles, demande de visa, permis de travail, permis de séjour, recherche d'un logement, couverture sociale et médicale, assurance rapatriement... Difficulté de s'intégrer dans le pays d'accueil : choc culturel, racisme, solitude, nostalgie du pays... sont autant d'entraves qui peuvent affecter la productivité du cadre et par la suite le bon déroulement de son séjour à l'étranger. Risque par rapport à l'idée d'un retour probable : Les divergences dans les conditions de vie ou de travail entre le pays d'origine et le pays d'accueil risquent de transformer ce goût de découverte du monde et de ses merveilles en véritable catastrophe et contraindre la personne à retourner aux sources. D'où la nécessité de bien préparer son retour définitif, notamment à travers un retour direct en entreprise.
Coûts de la vie par rapport au pays d'origine : Certaines personnes partent avec l'idée préconçue qu'ils pourront générer des revenus considérables sans penser au coût de la vie (loyer, transport, consommation…). Mauvaises surprises/déception : Les candidats peuvent se retrouver à occuper des emplois pas forcément en rapport avec leurs compétences avant de trouver un poste qui leur convient. |