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sont autant de raisons qui peuvent pousser un collaborateur à quitter une entreprise. «Un collaborateur est un acteur économique qui se positionne dans un marché d'emploi.
Il (elle) teste d'une manière consciente ou inconsciente son employabilité dans cet environnement. Les raisons d'un départ peuvent être endogènes, liées à l'environnement du travail, relations avec le team, insatisfaction de la rémunération, etc. comme elles peuvent être exogènes liées à une offre alléchante, un post plus adéquat, etc.», précise Mohammed Benouarrek, DRH Maghreb d'une multinationale.
Seulement, le fait de quitter une entreprise n'est pas toujours aussi simple que l'on pense. Non pas parce qu'il est difficile de s'y détacher mais simplement parce qu'il y a certaines règles à suivre de façon à ce que le «divorce professionnel» se fasse d'une manière civilisée, comme l'affirme notre expert. «En effet, une séparation à l'amiable est préconisée. Le collaborateur doit forcément respecter la période de préavis, aviser son manager en premier temps et finaliser les projets en cours. Une passation des consignes dûment faite reste un pré-requis au départ. On ne sait jamais, vous risquez de retourner travailler chez le même employeur après des années.
Faut-il encore rappeler que souvent, le nouvel employeur contacte les anciens employeurs pour avis sur le candidat. Quitter en laissant une bonne image de vous va certainement vous servir un jour», explique Mohammed Benouarrek. En effet, le plus important au moment d'annoncer son départ et de présenter sa démission est de rester calme et méthodique, car ce n'est pas le moment de déverser sa bile. Le monde est petit, surtout celui du travail. Ainsi, dès que le collaborateur décide de démissionner, il se doit d'abord d'en parler avec son DG ou son supérieur hiérarchique.
Il est inutile d'évoquer de motifs personnels (du type griefs contre l'entreprise) mais au contraire, son intention d'avancer, de faire face à de nouveaux challenges, nouveaux défis… Il faut également souligner tous les points positifs qu'a apportés l'entreprise, ce que le collaborateur a pu apprendre et enfin la remercier pour sa confiance accordée en lui… Après l'entretien, il faut remettre sa lettre de démission dans les jours qui suivent.
Il n'y a pas de lettre-type, mais il est important encore une fois de rester correct, clair et sans équivoque. La démission écrite permet d'apporter la preuve de celle-ci et d'éviter toute contestation de la part de l'employeur puisqu'elle est datée. La date de réception de ce courrier détermine, en effet, le début du préavis. Quant au contenu, il doit être sobre et concis. Pour autant, il n'est pas obligatoire d'indiquer les raisons du départ. Evoquer des raisons personnelles suffit à couvrir n'importe quel type de situation. La lettre doit comporter le nom et l'adresse, ainsi que ceux du destinataire, la date du début du travail dans l'entreprise, le poste et enfin la date de départ.
En principe, le préavis dépend des accords passés avec l'employeur lors du recrutement. Une fois la lettre est rédigée, il est conseillé de l'envoyer «en recommandé» avec accusé de réception ou bien de la remettre en main propre à l'employeur. Dans ce cas, il est recommandé de prévoir deux exemplaires: un pour le collaborateur et un pour l'entreprise. Et en principe, c'est à partir de ce moment-là que le management doit s'assurer, dans un délai généralement court, de la transmission effective des informations, dossiers, contacts et savoir-faire du démissionnaire à son remplaçant ou, à défaut, au reste de l'équipe. Et pour cela, un certain nombre de procédures écrites doivent être mises en place dans la société. L'objectif est de formaliser la passation des dossiers et d'établir des bilans intermédiaires pour en assurer le suivi.
Le collaborateur, de son côté, se doit de respecter ses engagements car on ne le dira jamais assez: «On ne sait pas ce que nous réserve l'avenir». Aussi, durant toute la période que durent le préavis et la transition, le collaborateur doit garder une chose en tête : «rester en bons termes avec les collègues et éviter "toute casse" avant de quitter l'entreprise.
Attitude qui doit être prise en considération par le collaborateur aussi bien envers l'employeur, ou l'ex-employeur dans ce cas, et les collègues. Sur ce, bonne chance !
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